Aug
27
2010
Les “experts” de la qualité (aussi appelés “qualiticiens”, quel nom horrible) sont devenus des gourous de l’économie de ce début de XXIème siècle. Une idée largement répandue voudrait qu’un siècle de produits de qualité succède à un siècle de production standardisée de masse (supposé médiocre, étant donné l’opposition). Les normes se multiplient, de même que les labels et les organisations labellisées, si bien qu’il devient très difficile de prétendre au moindre marché international sans le fameux pass, la bien nommée norme ISO 9001.
Pourtant, on peut légitimement s’interroger. L’essor de la Chine et du monde asiatique en général ne s’appuie pas fortement sur des produits d’une qualité exceptionnelle … De même, le rythme accéléré que subissent les entreprises n’est plus propice au développement des compétences, et l’on assiste à une paupérisation exceptionnelle de tous les corps de métiers (trouvez moi les bons artisans et demandez-vous s’ils n’auront pas pris leur retraite d’ici moins de 10 ans). Plus vicieux, on se rend désormais compte que les entreprises n’ont pas les mêmes intérêts que les clients : si votre voiture roule, c’est bien, mais si elle pouvait tomber en panne de temps en temps (pour facturer de la main d’oeuvre à 90€ de l’heure), c’est bien aussi.
A ce sujet, j’ai récemment découvert les bienfaits de la lutte anti-pollution sur les véhicules : la valve EGR (Exhaust Gaz Raduction). Un procédé astucieux qui consiste à bas régime à faire circuler l’air dans le moteur en circuit fermé : l’air moins chargé en oxygène dégage moins d’émissions polluantes … C’est génial, sauf que la valve s’encrasse et que tous les 40.000 kms, c’est 110€. Intérêt bien senti pour l’environnement, le client et le garage …
L’esprit Facom profondément ancré dans la fin du XXème siècle est en train de disparaître. Il est amusant de constater l’inflation croissance des entreprises certifiées ISO 9001 et dans le même temps, l’impression générale de baisse de qualité des produits (vêtements, alimentation, etc.). Il semblerait que la qualité soit plus appréciée pour son esthétique et sa capacité à faire vendre que pour sa réalité concrète (qui signifie que le client n’est pas près de revenir). Elle aurait même tendance à rejoindre les pratiques marketing les plus serviles et à s’échapper du domaine de la production.
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Aug
20
2010
La fiche de poste est un des outils primordiaux de l’entreprise. A cheval entre l’organisation et les ressources humaines, elle a vocation à répondre à deux besoins : délimiter pour chaque individu le champ de ses responsabilités, des attentes (livrables, attitudes) et de ce qui sera évalué (notamment lors de l’entretien annuel) d’une part, et d’autre part permettre de communiquer sur le positionnement de chacun dans le processus de création de valeur (et donc de légitimer chacun sur sa fonction).
Comme dans tout domaine de l’organisation, l’entreprise (surtout de petite taille) construit souvent ses premiers outils de pilotage ex nihilo. Si l’on sait pourquoi l’on souhaite disposer de fiches de postes et que notre ami Google peut nous donner assez rapidement des modèles, force est de constater que dans la pratique, leur conception et leur utilisation se révèle complexe. Voici une méthodologie et des conseils pour créer des fiches de postes adéquates.
La méthodologie
Comme tout outil, la fiche de poste a un ou plusieurs objectifs. Il convient de les identifier et de les hiérarchiser. La fiche de poste est-elle principalement un outil de communication et de clarification entre un collaborateur et son supérieur hiérarchique ? Sera-t-elle communiquée à d’autres personnes ? Les postes sont-ils susceptibles d’évoluer rapidement, sont-ils mouvants ?
Les éléments constitutifs d’une fiche de poste sont les suivants :
- L’intitulé du poste
- Les éléments d’identification (nom, prénom, ancienneté, etc.)
- La situation du poste (localisation, position dans l’organigramme)
- La finalité du poste (pourquoi existe-t-il, à quel besoin répond-il ?)
- Le contexte (dépendances hiérarchiques, conditions de travail particulières, contexte règlementaire)
- Les missions (principales)
- Les activités
- Les compétences requises (savoirs, savoir-faire et attitudes)
Il s’agit ensuite de rédiger une ébauche et de la finaliser avec le collaborateur.
Quelques conseils
- Juridiquement, la fiche de poste ne devrait pas sortir du cadre du pouvoir décisionnaire de l’employeur. En cas de modification d’éléments essentiels du contrat de travail (prime sur atteinte d’objectifs, modification des conditions de travail, du grade, ou autre), la fiche de poste pourra être considéré comme un avenant au contrat de travail opposable devant un tribunal. Il s’agit alors d’éviter toute référence à une quelconque rémunération et de se contenter de décrire le poste.
- La concision est un atout de communication. En dehors de postes spéciaux (notamment techniques), une fiche de poste devrait pouvoir tenir sur un format A4 recto verso.
- La fiche de poste ne doit pas être un outil figé. Elle doit être rediscutée tous les ans lors de l’entretien annuel pour s’assurer de sa pertinence.
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Aug
15
2010

Avis
Le professionnel peut se définir comme étant une personne capable de répéter un ensemble de tâches ou d’actions avec le même niveau de performance dans une situation donnée. Il est capable d’agir avec pertinence in situ, même si le contexte se complexifie ou devient totalement original et imprévisible. En cela, il donne confiance aux différents intervenants (collaborateurs, clients, fournisseurs) qui travaillent avec lui et améliore la performance globale de l’organisation. Mieux, en assurant un niveau constant de performance, il permet d’offrir des biens et services stables à ses clients. L’ouvrage de Guy Le Boterf explicite les notions liées au professionnalisme et donne des clés pour atteindre l’objectif de professionnalisation.
4ème de couverture
L’exigence de professionnalisme est aujourd’hui omniprésente : les employeurs veulent pouvoir compter sur des professionnels, les clients exigent d’avoir affaire à des “pros”, les agences d’intérim recherchent des professionnels, des encarts publicitaires s’engagent sur un service professionnel 7 jours sur 7, les demandeurs d’emploi veulent argumenter sur leur employabilité, les salariés cherchent à valider les acquis de leur expérience professionnelle, les universités mettent en avant leurs filières de professionnalisation, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux ont engagé une réforme en profondeur de la formation professionnelle…
Ce contexte est à l’origine des questions que Guy Le Boterf traite dans ce nouvel ouvrage :
- Pourquoi cet intérêt croissant pour la professionnalisation et le professionnalisme ?
- Pourquoi cet effacement progressif de la référence à l’ouvrier qualifié ou à l’homme de métier au profit de celle du professionnel ? Suffi t-il de bien posséder un métier pour être reconnu comme un bon professionnel ?
- À quoi reconnaîtra-t-on aujourd’hui qu’un professionnel est compétent ? Quel type de professionnel s’agit-il de former ?
- Comment s’y prendre pour professionnaliser ?
- Comment élaborer et mettre en oeuvre des parcours personnalisés de professionnalisation ?
Cet ouvrage propose une conception des dispositifs de professionnalisation inspirée de ce que Guy Le Boterf appelle le modèle de la navigation professionnelle : les parcours de professionnalisation peuvent être élaborés et réalisés selon les mêmes principes que ceux qui s’appliquent aux parcours de navigation. Des conséquences très pratiques découlent de ce modèle.
Caractéristiques
- Titre : Professionnaliser
- Sous-titre : Le modèle de la navigation professionnelle
- Éditeur : Editions d’Organisation
- Collection : Ressources humaines
- Parution : Octobre 2006
- Édition : 5ème édition
- Support : aucun
- Nb de pages : 144
- Format : 15 x 22,5
- Couverture : Broché
- Poids : 215 g
- Intérieur : Noir et Blanc
- ISBN10 : 2-7081-3750-6
- ISBN13 : 978-2-7081-3750-9
- EAN13 : 9782708137509
Sommaire
Chapitre 1 : Pourquoi cet intérêt croissant pour la professionnalisation
Chapitre 2 : Qu’est-ce qu’un professionnel compétent
Chapitre 3 : Les niveaux de professionnalisme
Chapitre 4 – Partie 1 : Les principes directeurs d’une ingénierie de la professionnalisation
Chapitre 4 – Partie 2 : Un dispositif pour concevoir des parcours de professionnalisation comme des parcours de navigation
Fiche de l’ouvrage sur le site de l’éditeur
http://www.editions-organisation.com/Livre/9782708137509/professionnaliser
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Extraits
Le site de l’auteur
http://www.guyleboterf-conseil.com/
Synthèse managériale
Synthèse
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