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	<title>JeremyM &#187; Intelligence émotionnelle</title>
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	<description>Stratégie, Organisation, Ressources Humaines, SI</description>
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		<title>L&#8217;intelligence émotionnelle</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Nov 2010 15:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ressources Humaines]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence émotionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Leadership]]></category>

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		<description><![CDATA[Le concept d'intelligence émotionnelle est né en même temps que l'intelligence "traditionnelle", celle de la logique et du raisonnement, a été incapable d'expliquer à elle seule les raisons du succès ou de l'échec de l'action d'une personne dans une organisation. Chacun a déjà vécu une situation ou une personne très compétente sur sa technique a subit un revers dans son travail.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le concept d&#8217;intelligence émotionnelle est né en même temps que l&#8217;intelligence &#8220;traditionnelle&#8221;, celle de la logique et du raisonnement, a été incapable d&#8217;expliquer à elle seule les raisons du succès ou de l&#8217;échec de l&#8217;action d&#8217;une personne dans une organisation. Chacun a déjà vécu une situation ou une personne très compétente sur sa technique a subit un revers dans son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est à D. Goleman que l&#8217;on doit l&#8217;expression d&#8217;intelligence émotionnelle (&#8220;<em>emotionnal intelligence</em>&#8220;) dans un livre du même nom en 1995. D&#8217;après lui, les qualités traditionnellement associées au leadership comme l&#8217;intelligence, la détermination ou la capacité à développer une vision, sont nécessaires mais non suffisantes. Il distingue cinq aptitudes supplémentaires qui différencient les vrais leaders : la conscience de soi (&#8220;<em>self-awareness</em>&#8220;), la maîtrise de soi (&#8220;<em>self-regulation</em>&#8220;), la motivation (&#8220;<em>motivation</em>&#8220;), l&#8217;empathie (&#8220;<em>empathy</em>&#8220;) et la sociabilité (&#8220;<em>social skill</em>&#8220;). D. Goleman analyse chacun de ses facteurs dans le contexte de l&#8217;entreprise en montrant comment ils se manifestent et comment ils peuvent apporter une valeur à l&#8217;entreprise.</p>
<p><strong>Mesurer l&#8217;intelligence émotionnelle</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur fonde son raisonnement sur l&#8217;analyse de 188 modèles de compétences de grandes entreprises. Il regroupe ces compétences en trois catégories : les compétences purement techniques, les compétences cognitives et enfin, les compétences faisant preuve d&#8217;intelligence émotionnelle (comme le travail de groupe). Les résultats de l&#8217;analysent tendent à prouver que l&#8217;intelligence émotionnelle est deux fois plus importante que les autres facteurs dans l&#8217;atteinte de la haute performance, et ce à tous les niveaux. L&#8217;auteur s&#8217;applique alors à détailler chacune des cinq dimensions.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-260" title="Whatmakesleader_01" src="http://www.jeremym.fr/blog/wp-content/uploads/2009/11/Whatmakesleader_01.jpg" alt="Whatmakesleader_01" width="584" height="358" /></p>
<p><strong>1- La conscience de soi</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette idée reprend les grandes lignes du connaît-toi toi-même socratique (et certains autres auteurs, voir par exemple <a href="http://www.jeremym.fr/blog/2009/10/se-connaitre-soi-meme/">P.Drucker, </a><em><a href="http://www.jeremym.fr/blog/2009/10/se-connaitre-soi-meme/">Managing Oneself</a></em>). La conscience de soi (&#8220;self-awareness&#8221;) requiert d&#8217;acquérir une connaissance approfondie de ses émotions, forces, faiblesses, besoins et raisons d&#8217;agir. D. Goleman explique que les personnes ayant conscience d&#8217;eux-mêmes sont capables de :</p>
<ul>
<li>reconnaître les sentiments qui les affectent ou affectent les autres.</li>
<li>se comporter honnêtement envers eux-mêmes et les autres.</li>
<li>faire preuve d&#8217;auto-dérision.</li>
<li>reconnaître leurs forces et leurs faiblesses.</li>
<li>critiquer de manière constructive.</li>
<li>se faire confiance (&#8220;self-confidence&#8221;).</li>
<li>prendre des risques calculés (donc acceptables).</li>
</ul>
<p><strong>2- La maîtrise de soi</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les mécanismes biologiques influencent le comportement des individus. Il est impossible de s&#8217;en libérer, mais l&#8217;on peut apprendre à les réguler. D. Goleman explique que les personnes faisant preuve de maîtrise d&#8217;elles-mêmes (&#8220;self-regulation&#8221;) ressentent des baisses de moral ou des tensions émotionnelles comme tout le monde, mais arrivent à développer des stratégies et des comportements pour les contrôler et même les utiliser de manière utile. L&#8217;exemple donné par l&#8217;auteur est classique : comment un manager émotionnellement affecté par la non-atteinte des objectifs peut réagir devant ses équipes ? La maîtrise de soi plaide en faveur de l&#8217;analyse des raisons de l&#8217;échec, une formulation du problème, l&#8217;examen des options permettant de le solutionner et la décision d&#8217;un plan d&#8217;actions correctives. Il existe deux avantages à faire preuve de maîtrise de soi : cela permet de créer un environnement de confiance libéré d&#8217;une tension inutile d&#8217;une part (l&#8217;environnement d&#8217;affaires est déjà suffisamment créateur de turbulences pour ne pas en rajouter), donc de limiter les sentiments négatifs en chaîne qui se propagent dans toute l&#8217;organisation, et d&#8217;autre part de composer plus efficacement avec le changement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&#8217;auteur, les éléments visibles de la maîtrise de soi sont la propension à la réflexion et la bienveillance (&#8220;<em>thoughtfulness</em>&#8220;), la capacité à accepter l&#8217;ambiguïté et le changement (&#8220;<em>confort with ambiguity and change</em>&#8220;) et l&#8217;intégrité qui consiste à résister à ses impulsions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3- La motivation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un autre trait de caractère des leaders mis en avant par D. Goleman dans cette contribution est la volonté de réussir au-delà de toutes les espérances (&#8220;<em>achieve beyond expectations</em>&#8220;). Les leaders potentiels sont beaucoup plus motivés par le challenge et la réalisation en elle-même que par des facteurs externes. On les reconnait à leur passion pour le travail en lui-même, leur recherche de challenge nouveaux, leur passion d&#8217;apprendre, leur satisfaction du travail bien fait et leur énergie inépuisable à améliorer les choses. Les leaders semblent ne jamais s&#8217;accommoder du status quo, questionnent en permanence la manière dont les tâches sont réalisées et sont volontaires pour développer de nouvelles méthodes ou explorer de nouveaux paradigmes.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, ces personnalités cherchent systématiquement à augmenter leur exigence de performance, et sont donc moteurs de tous les projets consistant à mesurer et suivre les résultats obtenus. Elles ont également tendance à rester optimistes même quand l&#8217;environnement semble leur être défavorable. Par ailleurs, leur implication pour l&#8217;organisation est forte : il est donc indispensable de favoriser l&#8217;identification à l&#8217;entreprise de ces personnes dans la mesure ou elles ont tendance à communiquer leur soif de réussite et à inspirer les autres. D. Goleman conclut sur cette dimension que l&#8217;optimisme et l&#8217;attachement à l&#8217;organisation sont fondamentaux pour le leadership. (&#8220;<em>optimism and organizational commitment are fundamental to leadership</em>&#8220;).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4- L&#8217;empathie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;empathie ne consiste pas à faire siennes les émotions ressenties par ses collaborateurs ou à chercher à contenter tout le monde. L&#8217;empathie consiste plutôt à intégrer les émotions ressenties par ses collaborateurs dans le processus décisionnel (à part égale avec d&#8217;autres facteurs). L&#8217;auteur distingue trois raisons pour lesquelles l&#8217;empathie est importante : l&#8217;augmentation croissante du travail en équipe, le multiculturalisme et la globalisation, et enfin la nécessité croissante d&#8217;attirer et de retenir les talents. L&#8217;empathie participe alors d&#8217;une capacité à agréger les individus à une organisation plus solidement que par le seul lien contractuel du contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5- La sociabilité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La sociabilité regroupe tout ce qui permet à un individu d&#8217;établir des connexions avec les autres. Partant du principe que rien ne peut être fait tout seul, le leader va chercher à mettre les quatre dimensions précédemment décrites (conscience et maîtrise de soi, motivation et empathie) en action afin de disposer en temps utile des soutiens dont il aura besoin pour mener à bien sa mission. Rejoignant l&#8217;idée de délégation informelle, le travail du leader est de faire en sorte qu&#8217;une partie du travail soit correctement effectuée par d&#8217;autres.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur suggère que le fait d&#8217;établir des connexions à travers l&#8217;ensemble d&#8217;une organisation, même et surtout avec des personnes qui n&#8217;ont aucun lien direct avec sa mission (personnes d&#8217;autres départements, services, niveaux hiérarchiques, personnes externes à l&#8217;entreprise) , est loin d&#8217;être une perte de temps. Il se trouvera toujours un jour ou ces liens pourront être activés et créer de la valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">D. Goleman conclut sur l&#8217;importance de l&#8217;intelligence émotionnelle au travail. Il examine comment cette capacité essentielle peut se développer (via le coaching et le feed-back notamment), et précise que même si cela prend du temps, le jeu en vaut la chandelle (&#8220;<em>the benefits that come from having a well-developed emotional intelligence [...] make it worth the effort</em>&#8220;)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contribution</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D. Goleman, Janvier 2004, <em>What Makes a Leader</em>, Harvard Business Review, Vol. 82, n°1, pp 82-91.</p>
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