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	<title>JeremyM &#187; Rupture</title>
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	<description>Stratégie, Organisation, Ressources Humaines, SI</description>
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		<title>Gérer l&#8217;innovation de rupture</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 15:03:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Organisation]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;opposition entre les concepts d&#8217;innovation et de processus est récurrente dans les articles traitant de gestion. L&#8217;idée défendue est que l&#8217;entreprise fortement structurée par des processus (i.e. des routines organisationnelles effectuées par des individus)  aura des difficultés à mettre en oeuvre une démarche d&#8217;innovation efficace dans la mesure ou l&#8217;innovation est, par nature, non-routinière et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&#8217;opposition entre les concepts d&#8217;innovation et de processus est récurrente dans les articles traitant de gestion. L&#8217;idée défendue est que l&#8217;entreprise fortement structurée par des processus (i.e. des routines organisationnelles effectuées par des individus)  aura des difficultés à mettre en oeuvre une démarche d&#8217;innovation efficace dans la mesure ou l&#8217;innovation est, par nature, non-routinière et imprévisible.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on considère d&#8217;une part que l&#8217;innovation (quelle que soit sa nature, c&#8217;est-à-dire produit, processuelle ou organisationnelle) a le pouvoir de détruire n&#8217;importe quel avantage concurrentiel et qu&#8217;une entreprise doit innover pour survivre, et d&#8217;autre part que les banquiers et les actionnaires n&#8217;aiment pas l&#8217;incertitude des projets innovants (et que l&#8217;être humain peut parfois être très difficile à convaincre du bien fondé du changement), nous avons là un casse-tête assez conséquent pour le manager/dirigeant pris dans cette tension.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les contributions les plus célèbres sur le sujet figure celle de C.M. Christensen et M. Overdorf parue dans la Harvard Business Review en 2000 et intitulée <em>Meeting the Challenge of Disruptive Change</em>. Dans cet article présenté par l&#8217;institution comme l&#8217;une des 10 contributions qu&#8217;il faudrait retenir d&#8217;elle (si l&#8217;on devait oublier toutes les autres), les auteurs cherchent à analyser les raisons expliquant la difficultés des firmes en place à innover. Le constat est sans appel et pourrait se résumer ainsi : &#8220;The ability of established organizations to deal with disruptive change isn&#8217;t good&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs proposent d&#8217;analyser les facteurs qui affectent ce que l&#8217;entreprise peut et ne peut pas faire (&#8220;where capabilities reside&#8221;). Ils en distinguent 3 : les ressources, les processus et les valeurs. Les définitions qu&#8217;ils en donnent sont les suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ressources </strong>: les ressources tangibles (ressources humaines, équipements, technologies, ressources financières) et les ressources intangibles (l&#8217;information, les marques, les relations clients-fournisseurs).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Processus </strong>: &#8220;les schémas d&#8217;interaction, de coordination, de communication et de prise de décision que les collaborateurs utilisent pour transformer les ressources en produits et services de valeur supérieure&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Valeurs</strong> : &#8220;les références utilisées par les collaborateurs pour établir des priorités et porter des appréciations (sur la valeur d&#8217;un client, d&#8217;une idée, etc.)&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs précisent que l&#8217;innovation n&#8217;est quasiment jamais un problème de ressources mais toujours un problème lié aux processus ou au valeurs (qui ne la laissent pas émerger). Parmi ses &#8220;valeurs&#8221;, ils distinguent les impératifs de résultat net (&#8220;gross margin&#8221;) et de chiffre d&#8217;affaires potentiel (&#8220;how big a business opportunity has to be before it can be interesting&#8221;). Si une innovation ne rencontre pas les impératifs de ces deux critères (marge suffisante et potentiel de CA), l&#8217;organisation va empêcher l&#8217;innovation d&#8217;émerger. Les dirigeants ont alors 3 solutions :</p>
<ol>
<li>Changer la structure organisationnelle (avec tous les risques que cela comporte).</li>
<li>Créer une structure indépendante (sur le plan de la gestion) de l&#8217;entité mère.</li>
<li style="text-align: justify;">Acquérir une entreprise qui présente les traits organisationnels favorables à l&#8217;innovation en cours de développement, et dans laquelle l&#8217;entité mère va injecter des ressources sans chercher à l&#8217;intégrer (au risque de détruire les processus et les valeurs nécessaires au succès de l&#8217;innovation).</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs proposent enfin une matrice explicitant la décision appropriée en fonction de deux critères : la compatibilité de l&#8217;innovation développée avec les processus de l&#8217;entreprise et la compatibilité avec les valeurs de l&#8217;entreprise. La question sera principalement de savoir si une équipe fonctionnelle peut gérer le projet ou s&#8217;il est nécessaire de mettre en place une structure plus étoffée (avec des dirigeants, des fonctions support, etc.), et s&#8217;il est nécessaire de créer une spin-off ou si le projet peut se dérouler dans l&#8217;organisation actuelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-159" title="MeetingChallengeDisruptiveChange_01" src="http://www.jeremym.fr/blog/wp-content/uploads/2009/10/MeetingChallengeDisruptiveChange_01.jpg" alt="MeetingChallengeDisruptiveChange_01" width="476" height="365" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Contribution</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C.M. Christensen &amp; M. Overdorf, (2000), &#8216;Meeting the Challenge of Disruptive Change&#8217;, <em>Harvard Business Review</em>, <strong>78</strong>(2), pp 66-76.</p>
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